La vidéo spatiale est une méthode d’enregistrement innovante qui capture non seulement les détails et le réalisme d’une scène, mais aussi sa profondeur et sa perspective. Contrairement aux vidéos 2D qui produisent des images plates, les vidéos spatiales conservent les distances, la profondeur et l’échelle d’un environnement — donnant ainsi au spectateur l’impression d’être réellement présent. Cette caractéristique unique fait de la vidéo spatiale le nouveau pilier de la photographie, de la création audiovisuelle et même de la préservation des souvenirs personnels.
En intégrant une fonctionnalité dédiée à la capture vidéo spatiale sur l’iPhone 15 Pro, l’iPhone 15 Pro Max, puis la série iPhone 16, Apple a rendu cette technologie révolutionnaire accessible au grand public. Lorsqu’elles sont visionnées à travers un appareil comme l’Apple Vision Pro, ces vidéos offrent une expérience immersive, vivante et réaliste, largement supérieure à la lecture sur un écran classique.
Voici un guide complet sur la vidéo spatiale, incluant son concept, ses aspects techniques, un tutoriel détaillé d’enregistrement (avec un focus sur les iPhone compatibles), ainsi qu’une liste de ses applications pratiques en pleine évolution : divertissement immersif, narration 3D et préservation de souvenirs tridimensionnels.

Dans cet article
Partie 1 : Qu’est-ce qu’une vidéo spatiale ?
La vidéo spatiale est une technologie conçue pour enregistrer l’intégralité d’une scène visuelle tout en capturant la profondeur et l’espace. Ce flux de données supplémentaire rend l’expérience de visionnage bien plus vivante et quasi tridimensionnelle, au point de donner l’impression au spectateur d’être immergé dans la scène plutôt que de simplement l’observer depuis un écran.
En quoi elle diffère des formats traditionnels
- Par rapport à la vidéo 2D : Une vidéo 2D traditionnelle affiche uniquement la hauteur et la largeur, ce qui reste plat. La vidéo spatiale ajoute la perception de profondeur, permettant aux objets d’apparaître plus proches ou plus éloignés, comme dans la vie réelle.
- Par rapport à la vidéo 360° ou VR : Les vidéos 360° et VR capturent tout l’environnement autour de la caméra et plongent l’utilisateur dans un monde virtuel complet. La vidéo spatiale, elle, se concentre sur la reproduction réaliste de ce qui se trouve devant la caméra, avec une profondeur 3D précise, idéale pour les souvenirs personnels, les événements ou la narration — sans nécessiter un environnement virtuel total.

Une analogie simple
Imaginez la différence entre une photo classique et une carte postale 3D stéréoscopique. La photo est belle mais plate ; la carte 3D, elle, donne une sensation de relief, montrant certains éléments qui semblent sortir de l’image. La vidéo spatiale applique exactement ce principe à vos vidéos.
Partie 2 : Comment fonctionne la vidéo spatiale ?
La vidéo spatiale utilise une technologie qui capture les images de manière à ce que nos yeux puissent interpréter la distance entre les objets. Alors qu’une vidéo classique enregistre une seule image plate, la vidéo spatiale capture deux perspectives légèrement différentes d’une même scène, séparées par une très petite distance. Cette approche réduit l’écart entre l’enregistrement et la réalité, offrant ainsi au spectateur une perception naturelle de profondeur, presque comme une scène réelle.
La capture à double objectif
Le principe fondamental de la vidéo spatiale repose sur un système de capture à double objectif, similaire au fonctionnement de nos deux yeux. Chaque objectif enregistre la scène sous un angle légèrement différent. Cette différence minime entre les deux images est indispensable pour créer l’effet de profondeur.
Par exemple, Apple utilise, sur l’iPhone 15 Pro et l’iPhone 15 Pro Max, la combinaison de l’appareil photo principal et de l’ultra grand-angle en mode paysage afin de capturer simultanément deux perspectives. Des algorithmes avancés de photographie computationnelle corrigent ensuite les différences de champ de vision et les éventuelles distorsions pour obtenir un rendu stéréoscopique fluide et naturel.

Enregistrement du parallaxe et de la profondeur
La sensation de profondeur dans une vidéo spatiale provient principalement du parallaxe — le phénomène par lequel les objets semblent se déplacer différemment selon l’angle d’observation. Cette variation, appelée disparité, est minutieusement calculée et enregistrée par le système de caméra. En capturant le parallaxe, la vidéo spatiale parvient à transmettre une perception authentique de l’espace tridimensionnel.
Lors de la lecture sur un appareil comme l’Apple Vision Pro, chaque œil reçoit sa propre vue. Cette reproduction fidèle permet au cerveau de recréer une perception de distance très proche de la scène originale.
Lecture immersive
Sur un écran stéréoscopique, la vidéo spatiale est affichée en envoyant une vue distincte à chaque œil : une pour l’œil gauche et une pour l’œil droit. Le cerveau combine ensuite les deux images, générant une expérience 3D naturelle et immersive. Sur les appareils classiques, dépourvus de lecture 3D, seule la couche principale du fichier vidéo est affichée, donnant une lecture 2D standard sans effet de profondeur.
Formats de stockage et tailles de fichier
En termes simples, une vidéo spatiale occupe environ deux fois plus d’espace qu’une vidéo traditionnelle, car elle contient deux flux vidéo ainsi que des métadonnées spatiales. Apple utilise le format Multi-View HEVC (MV-HEVC), qui stocke les deux vues dans des couches distinctes au sein d’un seul fichier.
Cette conception garantit que les appareils plus anciens, ne prenant pas en charge la lecture spatiale, afficheront automatiquement la couche de base en tant que vidéo 2D standard. Bien que MV-HEVC soit très efficace en compression, les vidéos spatiales exigent tout de même un stockage plus important. Par exemple, sur un iPhone 15 Pro, une vidéo spatiale en 1080p à 30 fps (SDR) a une taille estimée à environ 130 Mo par minute, alors qu’une vidéo 2D classique de même résolution en utilise environ 60 à 70 Mo.
Configuration matérielle et logicielle requise
La capture et la lecture de vidéos spatiales nécessitent un matériel et un logiciel spécifiques. Pour l’enregistrement, un appareil équipé de deux caméras et d’un système capable de les synchroniser est indispensable. Parmi les premiers smartphones grand public à proposer cette fonctionnalité figurent l’iPhone 15 Pro, l’iPhone 15 Pro Max et la série iPhone 16, exécutant iOS 17.2 ou une version ultérieure.
Pour la lecture immersive, un écran stéréoscopique est requis, comme le casque Apple Vision Pro, qui projette chaque vue directement sur l’œil correspondant.
Du côté logiciel, l’app Appareil photo de l’iPhone propose un mode dédié à la vidéo spatiale, et les vidéos enregistrées sont automatiquement organisées dans un album « Spatial » dans l’app Photos. Final Cut Pro pour Mac permet ensuite d’importer, de monter et d’exporter ces vidéos tout en conservant l’effet stéréoscopique. AVFoundation, l’outil de développement d’Apple, permet aux créateurs de manipuler les vidéos stéréo côte à côte et de les convertir au format MV-HEVC avec métadonnées spatiales.

Partie 3 : iPhone et vidéo spatiale (implémentation Apple)
Avec l’introduction de l’enregistrement natif sur l’iPhone 15 Pro et l’iPhone 15 Pro Max sous iOS 17.2, Apple a transformé la vidéo spatiale en une fonctionnalité accessible au quotidien. Pour la première fois, un smartphone grand public permettait de filmer des vidéos 3D sans équipement spécialisé. La technologie a ensuite été perfectionnée avec la série iPhone 16 sous iOS 18, offrant une capture de profondeur encore plus précise. Sur les modèles iPhone 16 Pro, une évolution majeure s’est ajoutée : l’enregistrement audio spatial, permettant une immersion sonore et visuelle parfaitement intégrée.
Comment Apple utilise plusieurs objectifs et capteurs de profondeur
L’approche d’Apple repose sur la combinaison de la caméra principale et de l’ultra-grand-angle afin de capturer deux vues distinctes, tout comme le font nos yeux. Ces deux images sont ensuite synchronisées grâce aux capteurs de profondeur et alignées par des algorithmes de photographie computationnelle, produisant un effet stéréoscopique réaliste. Cette conception permet aux vidéos d’être lues en 3D sur des appareils compatibles tout en restant parfaitement lisibles en 2D sur les appareils plus classiques.
Appareils compatibles avec l’enregistrement spatial
L’enregistrement vidéo spatial est pris en charge par les appareils suivants :
- iPhone 15 Pro et iPhone 15 Pro Max sous iOS 17.2 ou ultérieur
- iPhone 16 et iPhone 16 Plus avec capture de profondeur améliorée
- iPhone 16 Pro et iPhone 16 Pro Max, capables d’enregistrer à la fois la vidéo 3D et l’audio spatial
Ces smartphones offrent une qualité d’enregistrement professionnelle tout en conservant la simplicité d’un appareil mobile, évitant ainsi l’usage de caméras 3D volumineuses ou d’accessoires dédiés.
Appareils compatibles avec la lecture
Pour profiter pleinement de la profondeur 3D des vidéos spatiales, certains appareils de lecture sont particulièrement recommandés :
- Apple Vision Pro : offre une profondeur 3D optimale grâce à l’affichage dédié à chaque œil.
- Meta Quest 3 et d’autres casques VR : lecture possible après conversion en format stéréo côte à côte (side-by-side) si nécessaire.
- Lecture en 2D sur les appareils classiques comme iPhone, iPad ou Mac, garantissant une compatibilité universelle.
Avantages de la vidéo spatiale selon Apple
L’implémentation d’Apple offre aux utilisateurs de nombreux avantages :
- Capture 3D naturelle du quotidien : moments familiaux, voyages, mariages, anniversaires deviennent plus vivants et réalistes.
- Intégration iCloud fluide : sauvegarde automatique et accès depuis tous les appareils Apple.
- Immersion audio-visuelle profonde : l’audio spatial des iPhone 16 Pro enrichit considérablement la lecture sur Apple Vision Pro.
- Partage simplifié : même sans casque 3D, les destinataires peuvent visionner la version 2D du fichier.
Grâce à l’intégration parfaite du matériel, de l’audio spatial et de l’écosystème Apple, la marque redéfinit l’expérience vidéo immersive directement depuis un smartphone.
Partie 4 : Comment enregistrer une vidéo spatiale
Lorsque vous souhaitez enregistrer une vidéo spatiale avec votre iPhone, le processus est simple, mais nécessite un appareil compatible ainsi que les bons réglages. Voici un guide étape par étape pour filmer des vidéos 3D de manière optimale.
Conditions requises
- Un iPhone 15 Pro ou iPhone 15 Pro Max sous iOS 17.2 ou ultérieur, ou un modèle de la série iPhone 16 (les iPhone 16 Pro/Pro Max enregistrent également l’audio spatial).
- Un espace de stockage suffisant, car les vidéos spatiales prennent deux fois plus de place qu’une vidéo 2D — environ 130 Mo par minute en 1080p, 30 fps.
- Un environnement bien éclairé pour garantir une profondeur précise.
- Pour profiter de l’effet 3D, un appareil de lecture stéréoscopique comme l’Apple Vision Pro est nécessaire.
Étapes pour enregistrer une vidéo spatiale sur iPhone
Step1Activer l’enregistrement en vidéo spatiale
Ouvrez l’app Réglages, puis allez dans Appareil photo > Formats et activez l’option « Vidéo spatiale pour Apple Vision Pro ». Votre caméra enregistrera ainsi en 3D au lieu de produire une vidéo 2D standard.

Step2Ouvrir l’app Appareil photo
L’app Appareil photo native de l’iPhone permet de capturer photos et vidéos. Basculez sur le mode Vidéo.

Step3Tenir l’iPhone en mode paysage
L’enregistrement spatial n’est possible qu’en orientation paysage, car les objectifs principal et ultra-grand-angle doivent être parallèles pour capturer deux perspectives distinctes.
Step4Maintenir la stabilité de l’appareil
Cadrez votre sujet et démarrez l’enregistrement. Évitez les mouvements brusques : les capteurs de profondeur ont besoin d’une prise stable pour capturer correctement le parallaxe et préserver l’effet 3D.
Step5Vérifier votre enregistrement
À la fin de la capture, appuyez sur l’icône d’arrêt. La vidéo spatiale sera automatiquement enregistrée dans l’album « Spatial » de l’app Photos.
Autres appareils compatibles avec la vidéo spatiale
La vidéo spatiale ne se limite pas aux iPhone. D’autres appareils peuvent capturer ou lire des vidéos 3D immersives.
Casques VR/AR :
- Apple Vision Pro — appareil principal pour lire les vidéos spatiales capturées par l’iPhone.
- Meta Quest 3/Pro — prend en charge la lecture des vidéos stéréo side-by-side.
- Autres casques de réalité mixte compatibles avec le contenu stéréoscopique.
Caméras 3D spécialisées :
- Objectif Canon RF-S 3D avec appareils EOS R compatibles.
- Insta360 EVO et autres caméras VR180/3D pliables.
- Configurations professionnelles pour la VR cinématographique.

Bonnes pratiques pour optimiser la qualité d’une vidéo spatiale
- Utiliser un trépied ou un gimbal pour maintenir la stabilité.
- Filmer dans des environnements bien éclairés pour une meilleure précision de profondeur.
- Placer votre sujet principal à une distance idéale de 1 à 3 mètres.
- Éviter les mouvements rapides, privilégier les déplacements lents et fluides.
- Composer la scène avec un avant-plan, un milieu et un arrière-plan pour renforcer la perception 3D.
Partie 5 : Comment monter une vidéo spatiale avec Final Cut Pro
On peut affirmer sans hésiter que le logiciel officiel pour le montage de vidéos spatiales est Apple Final Cut Pro. Ce dernier gère parfaitement les données de profondeur stéréoscopique, permettant aux utilisateurs de couper, ajuster, corriger et exporter leurs vidéos tout en conservant l’effet 3D.
Fonctionnalités clés de Final Cut Pro pour la vidéo spatiale
- Importation native des vidéos spatiales : Importez facilement les vidéos enregistrées avec un iPhone ou tout appareil compatible.
- Montage conscient de la profondeur : Ajustez la profondeur stéréoscopique pour optimiser l’expérience 3D du spectateur.
- Correction colorimétrique et étalonnage : Améliorez la luminosité, le contraste et les couleurs pour des visuels plus immersifs.
- Support de l’audio spatial : Assure la synchronisation parfaite du son spatial enregistré avec les modèles iPhone 16 Pro.
Étapes pour monter une vidéo spatiale dans Final Cut Pro
Step1Importer votre vidéo spatiale
Connectez votre iPhone à votre Mac ou transférez la vidéo via AirDrop ou iCloud. Ouvrez ensuite Final Cut Pro et allez dans Fichier > Importer > Médias pour ajouter votre vidéo spatiale au projet.
Step2Activer l’affichage “Both Eyes”
Pour visualiser la vidéo en mode stéréoscopique (3D) dans le visualiseur, sélectionnez l’option « Both Eyes ». Vous pourrez ainsi prévisualiser l’effet de profondeur tel qu’il apparaîtra sur un appareil comme l’Apple Vision Pro.

Step3Auto Scale et amélioration des visuels
Si votre vidéo spatiale semble recadrée ou ne s’adapte pas parfaitement au cadre, sélectionnez le clip dans la timeline, ouvrez le panneau Inspecteur et cliquez sur Auto Scale.
Ensuite, effectuez les ajustements nécessaires : correction colorimétrique, filtres, transitions, étalonnage, etc. Si votre vidéo intègre de l’audio spatial (capturé avec un iPhone 16 Pro), assurez-vous que le son reste parfaitement synchronisé pour renforcer l’immersion.

Step4Exporter la vidéo spatiale montée
Allez dans Fichier > Partager > Exporter le fichier, puis choisissez le format HEVC Spatial Video. Enfin, enregistrez votre vidéo au format optimisé pour une lecture sur les appareils compatibles, notamment l’Apple Vision Pro.
Partie 6 : Outil bonus – Wondershare Filmora : un éditeur impeccable
Même si Wondershare Filmora ne prend pas en charge le montage de vidéos spatiales, sa vaste gamme d’outils et la qualité élevée de ses exports en font une excellente solution pour monter et produire des vidéos simples issues de vos enregistrements spatiaux. Si vous souhaitez créer des vidéos destinées aux réseaux sociaux, aux vlogs ou à des présentations à partir de vos prises de vue 3D (reconverties en 2D), les outils IA de Filmora vous offriront rapidité et simplicité.
Points forts de Filmora
- Interface intuitive : idéale pour les débutants cherchant des résultats professionnels sans courbe d’apprentissage complexe.
- Montage en haute résolution : compatible avec le montage 4K et même 8K pour une qualité d’image exceptionnelle.
- Effets cinématiques intégrés : filtres, LUTs, transitions et modèles prêts à l’emploi pour des rendus accrocheurs.
- Outils IA puissants : y compris AI Video Enhancer, Auto Reframe, Smart Short Clips et Portrait Cutout — pour accélérer la création.
- Fonctionnalités audio avancées : Suppression vocale IA, réduction du bruit, amélioration du son spatial pour une immersion maximale.
- Exportation rapide et partage pratique : publiez facilement vos créations sur YouTube, TikTok, Instagram, etc.
Pourquoi choisir Filmora ?
Grâce à son équilibre entre simplicité et puissance, Filmora occupe une place idéale dans le flux de travail des créateurs. Vous pouvez monter vos vidéos standard en parallèle de vos contenus spatiaux, ou produire rapidement des clips stylisés sans avoir à maîtriser des logiciels professionnels complexes tels que Final Cut Pro ou Premiere Pro.
Parmi les fonctionnalités avancées de Filmora 14 alimentées par l’IA, on retrouve Smart Short Clips, AI Video Translation, et AI Portrait Cutout. Ces fonctionnalités accélèrent considérablement la production de contenu tout en laissant place à la créativité — un atout essentiel lorsque votre workflow exige rapidité et flexibilité.
Partie 7 : Comment regarder une vidéo spatiale
- Lecture sur Apple Vision Pro : Apple Vision Pro est l’appareil idéal pour profiter pleinement de vos vidéos spatiales. L’app Photos détecte automatiquement ce type de contenu et le lit en 3D intégrale, que ce soit dans une fenêtre ou en mode immersif, où vous pouvez presque « entrer » dans la scène.
- Lecture via des casques VR/AR : Les vidéos spatiales peuvent également être visionnées sur des casques VR tels que Meta Quest ou Oculus. Certains modèles prennent en charge les fichiers spatiaux directement. Dans les autres cas, une conversion en format stéréo côte à côte (side-by-side) peut être nécessaire avant de les importer dans le casque.
- Lecture en 2D classique : Sur les appareils ne supportant pas la 3D — smartphones, tablettes, ordinateurs — la vidéo spatiale bascules automatiquement vers sa version 2D. Bien que l’effet de profondeur disparaisse, cette compatibilité garantit une lecture universelle.
- Lecture immersive vs. lecture plate : La lecture immersive vous permet de ressentir la profondeur, le parallaxe et l’impression d’être dans la scène. La lecture plate (2D) n’affiche que la couche vidéo de base, comme n’importe quelle vidéo traditionnelle.
Partie 8 : Comment partager des vidéos spatiales
- Partager avec des utilisateurs d’Apple Vision Pro : Grâce à l’app Photos ou à des services cloud tels qu’iCloud, les utilisateurs d’Apple Vision Pro peuvent recevoir et visionner les vidéos spatiales en 3D sans aucune manipulation supplémentaire. L’appareil reconnaît automatiquement ces fichiers et les affiche avec toute leur profondeur.
- Partager avec des personnes ne disposant pas d’un Vision Pro : Les destinataires qui ne possèdent pas de casque 3D verront automatiquement la version 2D de la vidéo. Si vous souhaitez partager la vidéo avec des utilisateurs de casques VR, vous devrez peut-être fournir une version convertie en format stéréo compatible (side-by-side), selon le casque utilisé.
- Considérations d’espace et de bande passante : Les vidéos spatiales étant plus volumineuses que les vidéos classiques, pensez à l’espace de stockage requis par les destinataires ainsi qu’à la bande passante nécessaire pour le transfert. Le partage peut être plus long en raison de la taille accrue des fichiers.
Partie 9 : Limitations et points à considérer
Limitations techniques
Même si la vidéo spatiale offre une expérience 3D impressionnante, la technologie comporte encore certaines limites. Le point de vue reste fixe, ce qui signifie que vous ne pouvez pas « vous déplacer » dans la scène comme dans de véritables contenus VR en 6 degrés de liberté (6-DoF). De plus, la résolution peut être inférieure à celle d’une vidéo 2D 4K ou d’une qualité supérieure, notamment en raison de la compression. Les vidéos spatiales exigent également des fréquences d’images et des appareils de lecture spécifiques pour maintenir la fluidité et la précision de la profondeur.
Points pratiques
Tourner une vidéo spatiale peut être plus exigeant qu’une vidéo standard. Une bonne luminosité est essentielle, faute de quoi la précision de la profondeur peut être réduite. Les mouvements de caméra doivent être maîtrisés : des gestes lents et des cadrages soigneux offrent un meilleur confort visuel. De plus, les fichiers sont plus volumineux, rendant le stockage, le transfert et le partage plus lents.
Enfin, la technologie reste dépendante d’un matériel spécifique pour l’enregistrement et la lecture — comme les iPhone 15 Pro et modèles ultérieurs pour la capture, ou encore l’Apple Vision Pro ou certains casques VR pour la lecture 3D. Du côté des logiciels, seuls quelques outils professionnels comme Final Cut Pro prennent en charge intégralement les formats spatiaux, ce qui limite encore les possibilités d’édition avancée.
Conclusion
Les vidéos spatiales révolutionnent la manière de capturer et de revivre les souvenirs, en ajoutant une profondeur et un réalisme impossibles à obtenir avec des vidéos standard. Avec l’introduction de l’enregistrement spatial sur l’iPhone 15 Pro et les modèles suivants, ainsi que la lecture immersive sur des appareils comme l’Apple Vision Pro ou le Meta Quest, cette technologie devient de plus en plus accessible.
Cependant, le montage d’une vidéo spatiale — ou même d’une vidéo 2D classique — ne devrait pas être une tâche difficile. Si vous êtes débutant ou si vous recherchez un outil puissant et simple pour développer vos vidéos, qu’elles soient standards ou immersives, Filmora constitue un allié idéal. Grâce à son interface intuitive, son montage par glisser-déposer, ses effets variés et ses outils IA avancés, Filmora permet aussi bien aux débutants qu’aux créateurs expérimentés d’exprimer pleinement leur créativité.
